Rencontres sous-marines avec les raies

Pour un plongeur sous-marin, il y a « raie » et « RAIE ».
Une raie, c’est cette bestiole toute plate enfouie ou posée sur le sable à laquelle il faut faire attention car elle possède un aiguillon sur la queue qui peut faire très mal.
La RAIE, c’est la MANTA. Une géante aux yeux de biche et à la grâce de ballerine dont la rencontre transforme une plongée banale en un moment de pure extase.
Ci-après quelques vidéos de raies manta et mobula pour entamer sa cure de désintoxication…

Les raies sont des poissons cartilagineux au corps aplati possédant des nageoires pectorales très développées en forme d’aile.

Les raies possèdent 5 paires de fentes branchiales situées en partie inférieure de l’animal. Ces branchies sont reliées, en partie supérieure, à des sortes d’évents placés derrière les yeux. Ces orifices, appelés spiracles, permettent aux raies de faire circuler l’eau vers les branchies et donc de respirer même posées sur le sable. Elles possèdent généralement une queue longue et étroite parfois armée d’un dard venimeux.

On distingue 6 grandes catégories : les poissons-scies, les raies-guitares, les pastenagues, les raies électriques, les mantes et les vraies raies.

Il en existe plus de 450 espèces qui vivent généralement sur le sable du fond des mers et se nourrissent de poissons et crustacés. Quelques espèces vivent en pleine eau et filtrent le plancton, comme la raie manta.

Raie manta à Velidhu dans l’atoll d’Ari

On venait de terminer le petit déjeuner après notre première plongée matinale à Hafsa Thila. La mer était d’huile et notre bateau, l’Atoll Cruiser, faisait tranquillement route, à travers l’atoll d’Ari en direction de notre prochaine étape, la passe de Gangehi où nous devions faire notre plongée de début d’après midi.

Alors que tout le monde faisait la sieste sur le sundeck, le bateau a réduit son allure puis s’est arrêté et le capitaine est sorti en criant « manta ray, manta ray » et en montrant 2 taches sombres en bordure du récif sur tribord. Branle-bas de combat, tout le monde descend sur le pont principal à la recherche de ses palmes, d’un masque et d’un tuba. Je prends un peu de retard, car je suis obligé de descendre dans ma cabine prendre mon caisson photo et fixer le fisheye.
Quand je remonte, tout le monde est à l’eau et plutôt dispersé. Ne sachant pas où aller, je questionne Ali, le capitaine du dhoni de plongée, qui me montre assez loin à l’arrière du bateau, des ondulations à la surface de l’eau que j’identifie comme une conséquence de la présence des raies manta. Je m’apprête à partir dans cette direction quand il me conseille de remonter plutôt en avant du bateau.
Je suis son conseil et me voilà parti en palmant comme un malade pour me rapprocher du récif. Arrivé à mi-chemin, je m’arrête, mais rien à l’horizon, si ce n’est 2 autres snorklers un peu plus haut qui cherchent les grosses bêtes comme moi. Un groupe situé plus bas à l’air plus chanceux car ils font des grands signes. Je doute d’avoir pris la bonne option et peste d’avoir suivi les conseils d’Ali, quand une belle raie manta arrive vers moi et me fait un joli show rien que pour moi.
Comme quoi faut toujours suivre les conseils de ceux qui savent !

La raie manta

La raie manta (manta birostris) est la plus grande des raies. Son envergure peut atteindre 7 m. Elle fréquente toutes les mers tropicales et se nourrit de plancton.
Son nom lui vient de l’espagnol « manta » qui veut dire manteau, mais elle porte également un autre nom de « diable de mer » à cause de ses « cornes » qui ornant sa tête et qui sont en fait des appendices lui servant à guider sa nourriture vers sa grande bouche.
A la différence des autres raies, la manta ne porte pas de dard sur la queue.

L’île de Velidhu aux Maldives

Velidhu est une petite ile-hôtel de taille humaine tenue par des Maldiviens située dans la partie nord de l’atoll d’Ari. Ce resort de classe moyenne possède des bungalows sur la plage et d’autres de classe supérieure construits sur pilotis sur le récif nord.
Velidhu Dhiggaa est un vaste massif corallien inhabité situé au sud de l’ile de Velidhu. Ce n’est pas un site de plongée en lui-même, mais c’est un récif où viennent souvent des raies manta ou des requins baleine.

Raie à taches noires de Medhu Kandu aux Maldives

Quand on s’est mis à l’eau sur le site de Medhu Kandu, on a vu tout de suite ces 2 raies pastenagues posées sur le fond de la passe. Elles sont restées là un moment, nous observant du coin de l’œil, puis l’une d’elle a décidé de changer d’endroit, mais au lieu de partir à l’opposé de la palanquée, elle est passée devant tous les plongeurs alignés pour aller se poser dans une des grottes situées au dessous de la « marche ».
L’autre raie, au contraire a profité de cet épisode pour contourner le groupe est partir par le haut du récif.
C’est assez peu farouches en fait ces grosses raies à taches noires !

La raie pastenague à taches noires

La raie à taches noires (Taeniura melanospilos) est une grande pastenague pouvant atteindre 2,5 m qui l’on rencontre autour des récifs coralliens dans la zone des 20 m. On la reconnait à sa forme toute ronde, sa queue courte et sa robe tachetée de noire. Elle forme parfois des bancs importants et se nourrit la nuit de petits mollusques, crustacés et poissons.

La passe de Medhu aux Maldives

Medhu Faru est un récif surmontée d’un banc de sable qui se situe dans le nord-est de l’atoll de Felidhoo entre les iles Dhiggiri et Alimatha.
Medhu Kandu est le nom de la passe séparant les récifs de Medhu Faru de Bolikey Falhu dans le nord-est de l’atoll de Felidhoo. Ce chenal se situe à l’est de Dhiggiri et au nord d’Alimatha, deux iles-hôtels tenues par des italiens.
La passe est assez large, avec un fond de sable dans la partie arrière. La « marche » se situe à 30 m de fond et juste en dessous il y a des cavités où stationnent souvent des raies pastenagues. Des requins gris passent dans le bleu quand il y a du courant.

Raie manta à Vattaru Kandu aux Maldives

Lors d’une croisière grand-sud de Malé à Gan, on s’est arrêté à Vattaru en fin de matinée pour aller voir des raies manta. Lors de la mise à l’eau, cruelle déception : il n’y a pas de courant, ce qui n’est pas bon signe pour voir du gros.

Le fond de la passe est un grand banc de sable que l’on survole jusqu’à arriver de l’autre coté sans avoir vu la moindre bestiole, mis à part quelques rougets. Notre guide de plongée décide alors de faire marche arrière, de se poser sur une butte des sable et… d’attendre. Tout le monde est concentré et regarde autour de lui en scrutant de temps en temps le regard de ses voisins, tentant d’y déceler le moindre signe avant-coureur de l’arrivée d’une manta. Mais rien n’y fait, l’ambiance devient lourde et l’attente est insoutenable, si bien qu’au bout d’1/4h de ce régime, on décide de changer de coin.
C’est à ce moment là, alors que tous les plongeurs se dispersaient, qu’une raie manta arriva d’on ne sait où en longeant la paroi ouest de la passe, faisant un beau virage et s’éloignant dans le bleu en passant à coté d’une plongeuse qui n’en a pas cru ces yeux.
Au retour sur le bateau, certains malotrus ont dit que vu le temps qu’on avait attendu, il s’agissait surement d’une femelle !!
J’ai eu juste le temps d’immortaliser ce moment par cette vidéo, certes très courte, mais qui retranscrit bien l’ambiance qui régnait lors de cette plongée.

La raie manta

La raie manta (manta birostris) est la plus grande des raies avec une envergure de 6 m et un poids pouvant atteindre la tonne. Elle parcourt toutes les mers tropicales à la recherche de plancton et de petits crustacés qu’elle filtre à travers sa bouche démesurée. En plongée sous-marine on la rencontre soit en pleine eau en train de se nourrir, soit autour de patates de corail où elle vient se faire débarrasser de ses parasites par de petits labres nettoyeurs. A la différence des autres raies, la manta ne porte pas d’aiguillon à l’extrémité de sa queue.

L’atoll de Vattaru aux Maldives

Vattaru Falhu est un petit atoll du centre-est des Maldives coincé entre Felidhoo et Mulaku. Il s’agit en fait d’un simple récif corallien annulaire de 8 km de diamètre presque entièrement submergé par la mer. Son lagon intérieur est ouvert au sud sur l’océan au travers d’une large passe dénommée Vattaru Kandu.
La passe de Vattaru a une largeur de 100 m et une profondeur de 35 m à son entrée. C’est une des 15 zones marines protégées des Maldives où le mouillage et la pèche sont interdits. L’intérieur de la passe est constitué d’un grand banc de sable blanc avec des espèces grosses dunes au-dessus desquelles passent les raies manta quand le courant est entrant. Les tombants comportent de nombreuses grottes ornées de coraux mous.

Raie manta à Hukurueli, dans l’atoll d’Ari aux Maldives

Hukurueli est une station de nettoyage assez peu fréquentée par les plongeurs du fait des conditions parfois difficiles et surtout par le fait que, dans cette partie de l’atoll d’Ari, la majorité d’entre eux reste sur leur bateau en longeant la barrière de corail et en scrutant la surface de l’eau à la recherche de l’aileron d’un requin baleine en goguette.

Abandonnant les guetteurs à leur sort, nous avons profité d’une mer belle et d’absence de courant pour aller plonger sur ce manta-point. Sous l’eau nous avons pu assister, bien installé et sans être dérangé par des malotrus, au spectacle donné par une grande dame du ballet, toute de noir et blanc vêtue. C’est toujours émouvant de voir cette grande danseuse au formes imposantes évoluer toute en finesse et légèreté au dessus de ses admirateurs, les frôlant même de ses grands appendices pour mieux les séduire et leur donnant de temps en temps une de ses oeillades légendaires qui a fait oublier à plus d’un sa gestion d’air et ses paliers.
En tout cas, très beau spectacle, pour tout public que je recommande sans modération !

La raie manta

La raie manta (manta birostris) est la plus grande des raies avec ses 6 m d’envergure et son poids de plus d’une tonne. Elle est présente dans toutes les mers tropicales et à la particularité comme beaucoup des grandes espèces marines, de se nourrir en filtrant l’eau de mer pour en récupérer les petits invertébrés qui y sont présents. En plongée sous-marine on la rencontre principalement sur des portions de récif bien précises appelées « manta-point ». Il s’agit de station de nettoyage où vivent de petits labres nettoyeurs qui viennent débarrasser les raies manta de leurs parasites. A la différence des autres raies, la manta ne porte pas d’aiguillon en bout de queue.

Le récif d’Hukurueli aux Maldives

Hukurueli (voir situation sur Google Maps) est un ensemble de récifs coralliens du sud-ouest de l’atoll d’Ari aux Maldives. Il se situe à coté d’Hukurudhoo Faru, une l’île inhabitée coincée entre Huruelhi et Rangali.
Sur le récif extérieur, coté océan se trouve une petite station de nettoyage où l’on peut approcher les raies manta quand le courant n’est pas trop fort. Ce manta point, situé par 15 m de fond, est fréquenté par les manta durant la période allant de mi-décembre à mi-avril quand les courants océaniques sont bien orientés.
Cette partie sud-ouest de l’atoll d’Ari est aussi réputée pour offrir la possibilité de côtoyer assez fréquemment des requins baleine qui longent la cote durant leurs migrations.

Raies manta à Pulau Mansuar aux Raja Ampat

A notre arrivée sur le site, on voyait distinctement les mantas sous la surface, mais on a tous été surpris quand l’une d’entre elles a sauté hors de l’eau de plus d’un mètre pour retomber dans un splash retentissant. On a suivi les raies manta en PMT pendant 3/4 d’heure au milieu de bancs de poissons et de petites bestioles qui irritaient bien les muqueuses. Les raies passaient a coté de nous avec une indifférence certaine et un oeil interrogatif, en se demandant surement pourquoi on ne boulottait pas comme tout le monde ce plancton si délicieux.

La raie manta

La raie manta (manta birostris) est la plus grande des raies avec ses 6 m d’envergure et ses 1,5 tonnes. Elle fréquente toutes les mers tropicales. Elle se nourrit de plancton et de petits crustacés qu’elle dirige vers sa bouche à l’aide de ses cornes céphaliques qui lui ont donnée son autre nom de « diable de mer ». En plongée, on l’observe le plus souvent lorsqu’elle vient se faire nettoyer en petit groupe sur des rochers colonisés par de petits poissons nettoyeurs. A la différence des autres raies, elle ne possède pas d’aiguillon.

L’archipel des Raja Ampat en Indonésie

Les Raja Ampat sont situés dans la partie indonésienne de l’ile de Nouvelle Guinée. Cet archipel fait partie de la province de Papouasie occidentale, également appelée Papua Barat. Raja Ampat veut dire les « quatre rois » en indonésien et tire son nom des 4 groupes d’iles qui le constitue.
Pulau Mansuar (voir situation sur Google Maps) est une des iles du groupe nord, dit de Waïgeo. Au nord-ouest de l’ile de Mansuar, il y existe une zone de nourrissage (feeding station) et une station de nettoyage (manta-point) où l’on peut voir toute l’année des raies manta.